Décembre 2025 – La SATT Aquitaine décide d’investir dans le développement du projet NOVEL, une innovation de rupture visant à développer un traitement modificateur pour la maladie de Parkinson et l’atrophie multisystématisée. Aucun traitement actuel ne permet d’en ralentir la progression de ces deux pathologies neurodégénératives, parmi les plus invalidantes.

Une stratégie thérapeutique ciblant la cause de la maladie
Aujourd’hui, les traitements disponibles pour la maladie de Parkinson et l’atrophie multisystématisée se limitent à la gestion des symptômes. Aucun ne cible la cause ni ne ralentit la progression naturelle de la maladie. Cette absence de solution thérapeutique constitue un enjeu majeur pour les médecins et les patients, qui attendent des approches capables de préserver la qualité de vie et l’autonomie.
Ces maladies neurodégénératives sévères entraînent une perte progressive des neurones. À l’origine de ce processus, on retrouve l’accumulation anormale d’une protéine appelée α-synucléine dans le cerveau. Lorsqu’elle se replie de manière incorrecte, celle-ci forme des agrégats toxiques qui s’accumulent dans les cellules nerveuses et participent à la mort neuronale et à l’aggravation des symptômes moteurs et cognitifs.
L’ambition du projet NOVEL est de restaurer la capacité des cellules à dégrader les protéines mal conformées et leurs agrégats. La stratégie repose sur un nanovecteur, conçu pour cibler les lysosomes (des organites clés dans la dégradation cellulaire) et augmenter leur activité de dégradation de l’α-synucléine. Cette approche vise à ralentir, voire à stabiliser, la progression de la maladie. Elle offrirait une meilleure qualité de vie et une autonomie prolongée pour le patient, ainsi qu’une augmentation plus tardive des doses des traitements dopaminergiques, réduisant ainsi leurs effets secondaires.
NOVEL est porté par une équipe de recherche pluridisciplinaire associant des expertises complémentaires en neurosciences et chimie. A l’origine du projet : Benjamin Dehay, Directeur de Recherche Inserm à l’Institut des Maladies Neurodégénératives (IMN – université de Bordeaux, CNRS), Sébastien Lecommandoux, Professeur à Bordeaux INP et Directeur du Laboratoire de Chimie des Polymères Organiques (LCPO – université de Bordeaux, CNRS, Bordeaux INP) et Philippe Barthélémy, Directeur du laboratoire Acides nucléiques : Régulations Naturelles et Artificielles (ARNA – Inserm, CNRS, université de Bordeaux).
Un investissement stratégique pour franchir un cap technologique
La SATT Aquitaine décide un investissement de 317 890 € (dont 40 000 € pour la propriété intellectuelle) dans un programme de maturation de 18 mois, pour optimiser les propriétés de ciblage, pour améliorer la biodisponibilité du nanovecteur, réaliser des études précliniques in vivo pour identifier les paramètres physico-chimiques offrant le meilleur degré de neuroprotection et démontrer l’effet neuroprotecteur et symptomatologique du traitement.
À l’issue de la maturation, la création d’une start-up est envisagée ; elle sera incubée au sein de Chrysa-Link, l’incubateur Deeptech de la SATT Aquitaine. Charge à elle de lever des fonds pour réaliser les essais cliniques nécessaires à l’obtention de l’IND (Investigational New Drug) et d’engager les premières phases cliniques, avant un rapprochement avec une entreprise pharmaceutique pour les phases I et II.
Pour plus d'informations contactez Christophe Zabawinski

