Issue des travaux du Laboratoire de Chimie des Polymères Organiques (LCPO - Université de Bordeaux, CNRS, Bordeaux INP), le projet de start-up PolyMucoTech intègre l’incubateur deeptech de la SATT Aquitaine : Chrysa-link. Cette entrée en incubation marque une nouvelle étape clé dans le passage de la recherche académique vers une solution industrielle durable, compétitive et adressant des marchés à fort potentiel.

Proposer une alternative aux polyacrylates de performance pétrosourcés
Les polyacrylates de performance sont aujourd’hui largement utilisés dans des domaines de pointe comme les résines d’impression 3D, les revêtements techniques ou les adhésifs. Malgré leurs excellentes performances, ces matériaux d’origine pétrochimique présentent un impact environnemental important : ils reposent sur des ressources fossiles non renouvelables, sont difficilement recyclables, très peu biodégradables et rarement collectés en fin de vie. Leur utilisation génère ainsi un double défi, environnemental et économique, auquel les industriels cherchent activement des alternatives.
Pour répondre à ces enjeux, PolyMucoTech propose de développer et commercialiser une nouvelle famille de polymères d’origine naturelle : les polymuconates, conçus pour remplacer les polyacrylates de performance. Synthétisés à partir de ressources naturelles issues de déchets végétaux ou de l’industrie du bois, ces polymères offrent des performances équivalentes tout en proposant des voies de fin de vie adaptées, allant du recyclage chimique à la dégradation contrôlée.
Une technologie issue de la recherche, pensée pour l’industrie
La technologie à l’origine de la Start-up repose sur une méthode de synthèse qui permet de transformer totalement les molécules de départ en polymère final, sans générer de résidus à éliminer. Cette approche réduit la consommation de ressources, limite les étapes de production et améliore l’efficacité industrielle du procédé, tout en facilitant le passage à l’échelle.
Développée par Daniel Taton, professeur et chercheur au LCPO, et Thomas Dardé, docteur en chimie des polymères et porteur du projet de start-up issu de ses travaux de thèse, cette technologie ouvre la voie à des applications dans les résines de fabrication additive, la photolithographie, ainsi que les revêtements et adhésifs techniques, sur un marché aujourd’hui estimé à plusieurs milliards de dollars.
De la maturation à l’incubation : accélérer le passage au marché
Déjà accompagné en maturation par la SATT Aquitaine, (projet SMP) avec un investissement de 290 795€ (dont 50 000€ dédié à la propriété intellectuelle) pour consolider la preuve de concept et identifier les marchés offrant le plus fort potentiel. Le projet franchit aujourd’hui une nouvelle étape structurante avec son entrée en incubation.
Au sein de Chrysa-link, PolyMucoTech bénéficie d’un accompagnement global : structuration du modèle économique, accès à un réseau d’entrepreneurs et d’investisseurs, définition de la feuille de route marché et préparation des futures levées de fonds. Cette dynamique s’inscrit dans une trajectoire déjà empruntée par plusieurs start-up deeptech à succès déjà accompagnées par la SATT Aquitaine, telles que Treefrog Therapeutics, Nova Carbon ou encore Dionymer.
Ce projet s’inscrit dans la dynamique des stratégies nationales d’accélération, via CirCLE, dédié au soutien et au transfert de technologies issues de la recherche publique française, contribuant au recyclage, à la recyclabilité et à la circularité des matériaux.


