4 nouveaux projets de start-up deeptech accompagnés par la SATT Aquitaine

Septembre 2021 - La SATT Aquitaine Science Transfert officialise l’accueil de 4 nouveaux projets de start-up au sein de son incubateur deeptech : chrysa-link. Ses projets entrepreneuriaux rejoignent les 6 déjà entrés en incubation depuis le début de l’année, montant à 17 le nombre de projets en cours d’incubation. Comme eux ils sont accompagnés, coachés et formés par les équipes de la SATT Aquitaine et se voient attribuer un budget d’incubation de 20 000 euros, permettant d’assurer les premières dépenses utiles à la création de leur entreprise innovante.

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3 projets issus d'un laboratoire de recherche public néo-aquitain

ACTIF BIO : VALORISER LES PRINCIPES ACTIFS NATURELS ET PLUS EFFICACES ISSUS DE L'ARBRE D’OKOUME

Le projet de startup ACTIF-BIO est issu de l’Institut des Sciences Analytiques et de Physico-Chimie pour l'Environnement et les Matériaux (IPREM - UPPA, CNRS). Porté par Starlin Engozogho-Anris, lauréat du concours d’innovation iPhD 2021, il vise à apporter une réponse directe et efficace à l’identification et à la production de principes actifs naturels de meilleure qualité, plus efficaces, éco-responsables, éco-extraits, sans traces de pesticides et issus d'une économie circulaire.
L’objectif est de mettre sur le marché de nouveaux produits, issus de l'arbre d’Okoumé dont l’utilisation médicinale traditionnelle (antipaludique, antidiarrhéique et anti-rhumatisme naturel) est connue au Gabon, présente une activité antivirale et antibiotique intéressante. Le projet ACTIF-BIO a également pour objectif de simplifier le sourcing de principes actifs en créant une offre totalement digitale.
ACTIF-BIO s’adresse aux sociétés pharmaceutiques spécialisées en phytothérapie et compléments alimentaires, et souhaite rapidement proposer des gammes de matières naturelles ayant une activité plus élevée que ceux déjà présents sur le marché français.

CAPE : AUGMENTER LA SECURITE SUR INTERNET PAR DES RESEAUX VIRTUELS PUBLICS

Le projet de start-up deeptech CAPE, porté par Damien MAGONI est né au Laboratoire Bordelais de Recherche en Informatique (LaBRI – université de Bordeaux, CNRS, Bordeaux INP), du constat qu’en 20 ans, la sécurité des réseaux sur Internet a évolué lentement comparé à la croissance rapide des attaques par déni de service ou par usurpation d’identité.
Si aujourd’hui les VPN (réseaux privés virtuels) permettent de sécuriser l’usage d’Internet au sein du réseau d’une entreprise, il n’existe pas encore d’outil qui permette de sécuriser les interactions entre une entreprise et ses partenaires tiers (clients, fournisseurs, usagers, etc.). CAPE propose ainsi de déployer automatiquement des réseaux virtuels publics pour sécuriser les services en ligne qui échangent des données sensibles (bancaire, santé, approvisionnement, etc.). CAPE offre par conséquent une protection aux partenaires de services en ligne sensibles en les authentifiant au sein d’un réseau virtuel sécurisé qui leur est réservé.

M2AS : DETERMINER L’EMPREINTE VOLATILE GLOBALE POUR CARACTERISER DES PRODUITS

Les composés organiques volatils (COV) sont des molécules capables de s'évaporer ou de se sublimer à température ambiante. Provenant des objets, d’aliments ou d’êtres vivants, ces COV sont présents partout autour de nous.  Déterminer le profil COV de différents produits peut fournir des renseignements précieux dans un grand nombre de domaines (environnement, agroalimentaire, santé, fraudes, etc.). Par exemple, la composition en COV d’un aliment est caractéristique de sa qualité et de sa typicité ; elle apporte donc des informations essentielles quant à sa sûreté ou sa maturité.
Issu de l’Institut des Sciences Analytiques et de Physico-Chimie pour l'Environnement et les Matériaux (IPREM - UPPA, CNRS), le Projet de start-up M2AS (porté par Marine REYROLLE et Mylène GHISLAIN) s’intéresse à une approche innovante : Définir l’empreinte volatile globale de l’échantillon à étudier, c’est-à-dire prendre en compte l’ensemble de sa composition en COV, afin d’identifier un éventuel problème. Rapide, instantanée et continue, cette nouvelle façon d’aborder les problématiques liées aux composés volatils permet notamment de mieux répondre aux besoins du secteur agroalimentaire ou celui de la santé.

1 projet bénéficie de l'appui et du savoir-faire de laboratoires de recherche publics néo-aquitains.

DIONYMER : VALORISER LES DECHETS ORGANIQUES EN POLYMERES BIODEGRADABLES POUR CREER LES PLASTIQUES DE DEMAIN

Les entreprises sont confrontées à des défis réglementaires, sociétaux, et écologiques de plus en plus difficiles vis-à-vis de l’utilisation de ces plastiques pétrochimiques. Les alternatives biosourcés existent mais ces polymères restent peu biodégradables et rentrent en compétition avec l’alimentation humaine (culture de maïs, colza, canne à sucre…), tandis que dans le même temps les agriculteurs, les collectivités et l’industrie agro-alimentaire manquent des voies de valorisation à haute valeur-ajoutée pour leurs déchets organiques.
Le projet DIONYMER (porté par Thomas HENNEBEL, Guillaume CHARBONNIER & Antoine BREGE) apporte une réponse couplée à ces deux besoins en développant une technologie permettant de transformer ces déchets organiques industriels (par ex : marc de raisin) en polymères PHA (polyhydroxyalcanoates) rapidement biodégradables dans des conditions domestiques, aux propriétés personnalisables et de haute qualité.
Cette solution offre aux producteurs de déchets une voie de valorisation de leurs déchets nettement plus rentable que les décharges ou la méthanisation. Elle offre également de nouveaux polymères pour les entreprises désireuses de réduire l’impact environnemental de leurs produits, de répondre aux nouvelles réglementations et de se différencier sur le marché.
DIONYMER bénéficie du soutien du LCPO (université de Bordeaux, CNRS, Bordeaux INP), de l’ENSTBB (Bordeaux INP) et de l’ENSCPB (Bordeaux INP). www.dionymer.com/

« Ces 4 nouveaux projets sont tournés vers l’avenir, avec des thématiques fortes et d’actualité. Nous sommes heureux de les accompagner dans leur trajectoire deep-tech, ambitieuse et internationale. » commente Nicolas de la Fuente, Responsable de l’incubateur de la SATT Aquitaine : chrysa-link.